mardi 16 février 2010
jeudi 3 décembre 2009
Le mystère de l'éponge...
Campagne Stella Artois médaillée d'or aux Lions de Cannes 2009.
agence: Mother Londres
http://www.smoothoriginals.com/
Dédicacé @ Fabinho
mercredi 18 novembre 2009
COLLABORER POUR MIEUX REGNER
Impossible aujourd’hui de comptabiliser le nombre de marques de sneakers.A l’heure du « chacun pour sa peau, marche ou crève». Certain qui ont comprit comment dynamiser une marque et comment la rendre visible. On assiste aujourd’hui à un phénomène qui dure dans le monde de la sneakers : le co-branding. On ne vous fera pas la démonstration marketing des avantages liés à cette pratique, mais une chose est sure : Ca fait vendre !
Peu de marque ne résiste au ciblage 2.0. Les marques les plus connues mènent la danse en associant leur nom à des marques de fringues qui détiennent une image qui leur font défaut: Nike x APC ; Reebok x Alife ; DC shoes x Sixpack ; Timberland x Stussy ; Vans x Deluxe.
Une marque comme Courrir propose plus de 20% de modèles fait spécialement pour eux. Pourtant personne ne le savait. Les petits shops, eux, s’y mettent avec fierté Vega x Cyclope (Paris) ; Puma x Solebox (Berlin) ; Converse x Pata (Amsterdam).
On connaissait les modèles uniques dédiés aux sportifs (Nike x Jordan) mais aujourd’hui les marques s’attachent les signatures d’artistes (marketing quand tu nous tiens) Nike x Warhol, Y3 x momo, Lacoste x Stach ; Reebok x Basquiat…
Et puis il y a les associations qui ne servent à rien à première vue (disons « moins pertinente »…): Adidas x Vespa ; Tiger x Mini cooper ; Le Coq Sportif x M&M’s. Une vraie course à l’alliance, quit à ne faire que çà pour faire tourner la boutique : le shop Colette en grand spécialiste, serait surement déjà mort sans toutes ces collaborations (Nike, Reebok, Timberland, Puma, Pony, Supra, Converse pour ne parler que de la shoes…)
Si le malheur des marques en perte de créativité les pousse à ce genre de solutions pour vendre leur came ; cela fera, c’est sûr le bonheur des collectionneurs…
VB
lundi 16 novembre 2009
jeudi 12 novembre 2009
"Tout ne va pas si bien"
Si je vous dis : Graffiti, Colette, Le Baron, Vogue magazine, l’Hôtel du nord, Palais de Tokyo, Terry Richarson, Louis Vuitton, vous me dites d’une seule voix : André ! Aka Mr A.
Avec plus de 250.000 tags à son actif et un bon paquet de mannequin à son tableau de chasse, il faut avouer que le petit bonhomme force le respect. Puis le mec enfonce le clou en s’associant aux lieux les plus branchés de la capitale (le Baron, le Paris Paris, Le Régine, l’Hôtel Amour, chez Moune…) et en devenant une référence au Japon. Tout réussi au Portugo-suedois. Une vrai succès story.
Ces quelques lignes n’auraient aucun intérêt si André était resté ce qu’il était. C'est-à-dire un graffeur clubber borderline et provoc'. Mais c’est sans compter sur la cupidité, et sur un égo surdimensionné que Mr A est tombé dans le panneau du tout Marketing. Game over, Mister Uffie! Crédibilité zéro, foutage de gueule maximum.
A l’image des chanteurs Joeystarr ou encore Renaud, la légitimité du bonhomme est retombé à néant. Comment peut-on prétendre être un artiste lorsqu’on que ton logo est placardé sur des boites de chaussures et sur des ballons à l’entrée des magasins. André est devenu une marque et non une signature.
Nous ne donnons pas de leçon sur l’art. Mais ici, on sait une chose : l’art n’est plus quand le business prend le pas. Underground et marketing sont des thermes antonymes, André ne sera pas assez fort pour nous faire avaler la pilule. Alors utiliser l’art pour vendre de la came Made in China, c’est carrément insultant.
André est la mode et c'est la pire chose qui pouvait lui arriver.
VB.
lundi 9 novembre 2009
Un fuck à l'art de rue.
Il y a un peu plus d’un mois on pouvait redécouvrir les quais de seine sous l’œil d’un photographe passionné et captivant. La presse s’étant largement chargée de sa promo, on dévoile aux parisiens un artiste déjà bien installé et doté d'une réelle personnalité.
Pour une fois une expo gratos, pour une fois l’art à la portée de tous, pour une fois une organisation originale, pour une fois un artiste français qui ne se fout pas trop de notre gueule.
De toute façon il fallait bien les virer ces affiches, mais dommage d’en avoir si peu profité. Du coup l’éponge est super vénère, seule solution : elle va devoir attendre jusqu'au jeudi 12 Novembre pour rejeter toute sa rage au concert des Bloody Beetroots et si cela ne suffit pas, elle enchainera le 13 avec tant attendu live de Vitalic…
mercredi 21 octobre 2009
! FIAC !
Un peu de retard et beaucoup de monde pour un mini évènement !
Hier soir, Jardins des Tuileries, 22h et 6c°, deux jeunes artistes lancent la FIAC 2009. Le premier salon d’art contemporain français fait sa promotion avec un feu d’artifice… un peu moyen âgeux non ? (ou alors une idée de stagiaire). Oui mais c’est toujours aussi magique, surtout en plein Paris.
En espérant que la visite du salon ne soit pas aussi rapide que cette « œuvre »…
VB.
mardi 20 octobre 2009
concert: Et le phoenix renaitra de ses cendres...
C'est au Zénith que le groupe Phoenix entamait la tournée promo de son dernier opus "Wolfgang Amadeus Phoenix", un rendez-vous qui allait trancher sur la qualité des lives des 4 Français, n'ayant cessé d'améliorer leurs performances au gré des productions de leurs 3 derniers albums. Toujours extrêmement bien encadré, on notera notamment Philippe Zdar (Cassius) à la production, sans rappeler la proximité du quatuor avec leurs anciens voisins Versaillais Air ou Daft Punk, Phoenix aura confirmé sa fulgurante montée en puissance au sommet de la hiérarchie pop mondiale.
Réputées pour une certaine forme de mégalomanie et de condescendance, le titre de l'album parlant de lui même, l'éponge attendait de pied ferme l'arrivée sur scène des "rock stars". Patientant devant un vacarme inaudible nommé Chairlift, et encerclé d'une foule d'ados imberbes et de trentenaires à mèches, on commence à montrer le vert de la spontex!
Arrivé sur scène sur le thème envoutant du film "Body Double", il ne faudra pas longtemps pour que Thomas (Mars) viennent adoucir nos aigreurs avec une très grosse perf vocale ultra propre épaulé d'arrangements tout aussi limpides et de percus d'une violence fracassante. On se rappel alors pourquoi on aime Phoenix depuis tant d'années. 1h30 de live puissant, de rythmiques instinctives, les titres coulent avec aisance les uns sur les autres sous la tutelle du doigté inspiré de leur guitariste emblématique Christian Mazzalai.
Seul bémol au Show, au delà de la batterie, qui nous aura autant agacé en fin de concert que régalé 3 titres plus tôt faute à un ingé son peu soucieux de ses balances, on regrettera une performance un peu trop réglé sans véritable fantaisie, on restera alors sur notre faim niveau innovation avec seulement deux versions "inédites" acoustiques dont on retiendra néanmoins la très bonne reprise de "Playground love", qui résume à elle seule le fait que Phoenix excelle toujours davantage dans un studio que sur une scène.
NK
http://www.myspace.com/wearephoenix
mercredi 14 octobre 2009
G (pas) - SHOCK by CASIO
Aaaah enfin une soirée pétillante !
C’est vrai que ce n’était qu’une soirée promo pour une marque de montre Japonaise voguant sur le revival. Rien de fou quoi. Mais au musée de l’homme (trocadéro) + open Moët et Chandon ça devient de suite plus...cool.
Devant, les videurs du Baron ont froid. 400 personnes sur leur 31, attendent avec calme sous –5c°. Après 10 minutes de patience nous sommes à deux doigts de nous faire écraser par le camion du traiteur qui n’a pas l’intention de faire dans le détail… 20 minutes plus tard, le couple le plus glamour de la queue se fait recal’ malgré le carton VIP : je me dis que ça va être compliqué et frileux (Y a une petite odeur de loose aussi)
Après ma 8eme clope, ça me soul, on se casse direction le Progrès. Et là, il fait chaud, le vin blanc est frais, la vie est belle… On pense quand même à cette soirée : Marketing de pénurie ou grosse bande de connard ? 5 minutes avant de retrouver notre chien et la couette, Keziah Jones se cale à côté de nous, il est accompagné d’un mirage 2000 et d’un ours… ils voulaient surement une G-Shock eux aussi.
Bon, je m’arrête là (de toute façon c’est tout se que j’ai à dire), Prince passe dans 2 minutes au Grand Journal, et même Denisot en mouille son caleçon…
VB.
mardi 13 octobre 2009
La musique chercherait-elle à nous convertir?
Londres, la Fabric un soir de l’hiver 2006, je suis sur le point d’assister au premier live européen du groupe parisien Justice et sautille frénétiquement devant l’entrée pour combattre le froid humide local et la surexcitation chronique. Plusieurs semaines que j’attends ce moment, mais cela en valait la peine. Immergé dans le noir et la fumée de cigarettes encore autorisée à l’époque, Busy P le patron du label Edbanger tente de calmer l’impatience du public à coup de beats secs et surpuissants, on trépigne de bonheur.
Voilà que la musique se coupe, l’effet de surprise est total, alors qu’un drap noir semblait servir de mur délimitant l’espace, le rideau tombe et dévoile une scène surréaliste aux allures de vaisseau « episco spatial », une immense croix catholique lumineuse inonde et aveugle la foule agglutinée. Les deux français orchestrent enfin leur opéra électronique avec en ouverture le titre « genesis », nouveau clin d’œil biblique parti intégrante de l’univers du duo. Le résultat, un requiem futuriste, hypnotisant, chargé de mélodies évocatrices et d’innovations sonores, JUSTICE s’impose indéniablement comme le groupe le plus inspiré de la nouvelle « French Touch ». Tout est là, ambiance mystique, public conquit corps et âme et musique transcendante, je sors du club quelques heures plus tard, le corps allégé de quelques kilos d’eau et alourdi par des heures de danse frénétique, réalisant au fur et à mesure que l'acouphène s'estompe, la portée avant gardiste du spectacle auquel je viens d'assister.
Voilà que la musique se coupe, l’effet de surprise est total, alors qu’un drap noir semblait servir de mur délimitant l’espace, le rideau tombe et dévoile une scène surréaliste aux allures de vaisseau « episco spatial », une immense croix catholique lumineuse inonde et aveugle la foule agglutinée. Les deux français orchestrent enfin leur opéra électronique avec en ouverture le titre « genesis », nouveau clin d’œil biblique parti intégrante de l’univers du duo. Le résultat, un requiem futuriste, hypnotisant, chargé de mélodies évocatrices et d’innovations sonores, JUSTICE s’impose indéniablement comme le groupe le plus inspiré de la nouvelle « French Touch ». Tout est là, ambiance mystique, public conquit corps et âme et musique transcendante, je sors du club quelques heures plus tard, le corps allégé de quelques kilos d’eau et alourdi par des heures de danse frénétique, réalisant au fur et à mesure que l'acouphène s'estompe, la portée avant gardiste du spectacle auquel je viens d'assister.
Alors qu’il y a à peine quelques années, la reprise du symbole de la croix chrétienne aurait probablement été considérée comme une attaque ringarde à la laïcité de notre époque, voilà que l’effet est aussi improbable qu'efficace : originalité et provocation mené de main de maitre remportant l’approbation de tous, voilà un retour inopiné de la religion dans la musique marquant la fin d’une ère. L’ère des icônes des années 70 à 90 avaient marqué la rupture avec les valeurs sacrées de la musique. Les Doors, les Rolling Stones, Les Beatles, Bob Dylan, Elvis Prestley, Ray Charles, autant d’artistes ayant influencé de façon majeure leur genre musical et qui resteraient sans voix devant ce retournement de situation. Pourquoi ce retour aux fondements même de la musique ? L’émergence du numérique, d’Internet et la crise de l’industrie du disque qui en découle sont ils responsables de cette régression ? Le phénomène Justice n’est pas un cas isolé, de plus en plus d’initiatives de ce genre sont prises par des artistes de tous bords, des revendications de l’Islam à travers le hip hop (Sheryo, kery James), en passant par les albums évangéliste « Dodécalogue » signé Rob (cf article du 24 sept) du très branché label Institube (TTC), jusqu’à la tendance du rock chrétien fraichement importée des Etats-Unis, l’industrie de la musique n’a jamais été aussi pieuse. Pour quelle finalité ? La quête de buzz sur Internet, un retour à des valeurs profondément encrées dans notre société ? Il y a surement un peu de vrai dans toutes ces hypothèses, une chose est sure, cela n’en demeure pas moins une véritable stratégie marketing permettant aux maisons de disques d’atteindre un public plus vaste avec comme seul point commun un aspect fondamental ayant survécu à la mondialisation, principale facteur d’érosion du sentiment d’appartenance à une communauté géographique : La religion.
NK
L'idée Fixe
Et voilà, on le sentait arrivé le phénomène FixGear… Il s’est propagé plus vite que prévu en occupant une niche aussi vierge que mon profile Twitter.
Aujourd’hui c’est vrai, on à le choix entre le vélib des cons over impersonnel, le vélo de papa (garde le, il sera à la mode dans 10 piges) mais là, le ridicule risque de vraiment te tuer, le réplica de Armstrong à 15000€ (trop ringard vu le prix) ou le BMX du ghetto de ton ptit frère avec lequel tu galère à rentrer des figures. Mais pour les autres y a quoi comme alternative ?
Ce sont les coursiers New Yorkais qui on passés le mot aux Tokyoïtes qui l’on eu même passé au Londoniens qui l’ont eux même passés aux… reste. Ca fait deux ans qu’ils se cherchent, la cinquantaine de Parigots amoureux de beau matos. Full fluo? Black mat? Full white? Trop dure de choisir, d’autant que l’espace est étroit entre le ringard et le too much. Et oui les gars, le pignon fixe est LE nouvel accessoire de mode indispensable, au même titre que les Vans, la moustache et la North Face sans manche!
Aujourd’hui c’est vrai, on à le choix entre le vélib des cons over impersonnel, le vélo de papa (garde le, il sera à la mode dans 10 piges) mais là, le ridicule risque de vraiment te tuer, le réplica de Armstrong à 15000€ (trop ringard vu le prix) ou le BMX du ghetto de ton ptit frère avec lequel tu galère à rentrer des figures. Mais pour les autres y a quoi comme alternative ?
A l’heure où il faut être dingue pour se déplacer en voiture dans notre bonne vieille capitale, le Fixe arrive à point. Cette tendance en pleine croissance a de beau jour devant elle… encore trop exclusive car franchement pas pratique au quotidien car pas de frein, pas de roule libre (même si c’est la classe) on se doute bien que les évolutions seront nombreuses afin de toucher un max de minos. Et merde! Encore un truc cool qui va vite finir ringard ! Les early adopters sont dégoutés, leur précieuse trouvaille va finir sous les fesses des parigots pseudos branchés et peu être même des provinciaux !
On compte sur vous pour le Fixe 2.0, en attendant on va prendre le métro avec Siriusmo dans le Ipod.
VB.
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